Message dicté par Maitreya à travers Kim Michaels, le 3 janvier 2026 lors du webinaire du nouvel an 2026 – « Devenir sage face aux serpents ». (3/10)
JE SUIS le Maître ascensionné Maitreya et je vais vous donner le premier volet de nos enseignements sur les serpents.
Le problème du mal
Si vous étudiez l’histoire des mouvements spirituels sur cette planète, vous constaterez l’existence de divers courants et enseignements qui parlent de ces êtres malveillants qui veulent contrôler, manipuler et tromper l’humanité. Lorsque vous entendez parler de ce concept pour la première fois, il peut avoir un impact profond sur vous, car la plupart des personnes spirituelles sont confrontées à un problème spécifique que les théologiens et les philosophes appellent le problème du mal : « Pourquoi est-ce que le mal existe dans le monde ? » C’est une question à laquelle toute personne est confrontée lorsqu’elle prend conscience des dimensions spirituelles de la vie. Car s’il existe un royaume spirituel au-delà du royaume matériel, s’il existe un être spirituel qui a créé le monde ou qui exerce une influence sur lui, alors la plupart des gens supposeront que cet être spirituel est forcément bon. Et dès lors, pourquoi un être spirituel bon permettrait-il l’existence d’un mal aussi évident et indéniable sur Terre ?
Cette question plane sur la conscience collective depuis que les êtres déchus ont été autorisés à s’incarner sur Terre. Nous avons expliqué qu’avant cela, l’humanité était engagée dans une spirale descendante qui aurait pu mener à la destruction de la planète. Comme nous l’avons dit, ce n’était pas dû au mal mais à un conformisme et une uniformité où il n’y avait plus de place pour la créativité et la transcendance de soi. À cette époque, la notion de mal n’existait pas vraiment sur Terre. Après que les êtres déchus aient été autorisés à s’incarner et à accéder aux domaines émotionnel, mental et identitaire, le changement qui est survenu a été que des êtres en incarnation ont commencé à commettre des actes si radicaux, agressifs et nuisibles envers d’autres êtres, que le concept de mal s’est soudainement imposé à la conscience collective.
Le mal existe-t-il « en dehors »
On pourrait se demander si le bien existait avant l’apparition du mal sur Terre sous forme des êtres déchus. Existait-il un concept du bien avant le concept du mal ? Eh bien, pas tel que je l’explique ici, car ce n’est qu’après l’apparition du mal qu’est apparu le concept du bien en opposition au mal. Voyez-vous, les concepts du bien et du mal n’ont réellement fait leur apparition sur Terre qu’après l’arrivée des êtres déchus. Depuis lors, tous les êtres humains ont dû composer avec ce concept de mal. Pourquoi le mal existe-t-il ? Pourquoi est-il permis ? Lorsqu’on entend pour la première fois un enseignement spirituel affirmant que le mal est perpétré par des êtres spécifiques, des courants de vie spécifiques, cela soulage beaucoup de gens, car ils peuvent alors dire : « Ah, le mal existe chez les autres. Il n’existe pas en moi, ni en nous. Nous sommes les bons parce que nous ne faisons pas ce que font les méchants. »
Cela signifie que les gens peuvent désormais se forger l’idée qu’il existe une différence fondamentale entre les méchants et les bons. Par conséquent, ils peuvent adhérer à cette idée que le seul moyen d’éradiquer le mal de la Terre est d’éliminer les méchants, et que si nous parvenons à nous débarrasser des méchants, nous résoudrons tous les problèmes et le mal disparaîtra.
Vous pourriez dire, en prenant du recul, que nous, les maîtres ascensionnés, vous avons transmis précisément le type d’enseignement que je viens de décrire. Nous avons affirmé que le mal n’est apparu sur Terre que lorsque certains êtres, certains courants de vie, ont été autorisés à s’y incarner, à savoir les êtres déchus. Dès lors, ne prétendons-nous pas que tout le mal sur la planète est causé par les êtres déchus, et que si nous nous débarrassons d’eux, nous résoudrons tous les problèmes de la Terre ? Or, ce n’est pas exactement ce que nous avons dit.
La conscience serpentine
Qu’est-ce que je viens de dire ? La planète était déjà dans une spirale descendante avant l’arrivée des êtres déchus, non pas à cause du mal, mais parce qu’il n’y avait pas de discernement christique. Nous avons enseigné sur les anges déchus ou êtres déchus, à travers plusieurs dispensations au cours du siècle dernier. À chaque dispensation, certains ont interprété cela comme signifiant qu’il devrait être possible d’identifier des groupes spécifiques de courants de vie déchus. Lorsqu’ils entendent parler du concept du serpent, qui provient bien sûr de la Genèse, certains étudiants des maîtres ascensionnés ont déduit qu’il devait exister un groupe spécifique d’anges déchus qui seraient les serpents. Et si nous pouvions déterminer leurs caractéristiques, nous pourrions les identifier, et si nous reconnaissions certains dirigeants comme des serpents, nous pourrions éviter de les suivre. Certains ont même pensé que leur mission était de combattre les serpents. Or, nous cherchons bien sûr à vous offrir une compréhension plus nuancée dans cette dispensation, raison pour laquelle j’ai commencé, il y a tant d’années, à enseigner sur les différentes sphères.
Lorsque nous examinons le phénomène des serpents, je comprends que certains d’entre vous souhaiteraient une explication simple qui dit que les serpents seraient un groupe spécifique d’êtres déchus tombés dans telle ou telle sphère, et qui font ceci pour manipuler l’humanité. Or, la réalité est tout autre. On ne peut pas remonter à la quatrième, la cinquième ou la sixième sphère et isoler un groupe précis de courants de vie tombés dans cette sphère et qui incarnent la conscience serpentine. On ne peut pas identifier un groupe spécifique et affirmer : « Ce sont les serpents », par opposition aux Satans, aux Néphilim ou à d’autres groupes d’êtres déchus mentionnés dans les dispensations précédentes. La réalité est plus complexe. Pourquoi ? Parce que le serpent du jardin d’Éden dans la Genèse est un symbole, comme nous l’avons déjà expliqué, d’un état de conscience particulier : la conscience de dualité.
Il est parfaitement vrai que la conscience de dualité est un concept diffus. Elle comporte de nombreux aspects, de nombreuses expressions, et l’on peut dire qu’au sein de cette conscience de dualité, il existe un état de conscience spécifique que l’on pourrait appeler l’état d’esprit serpentin ou la logique serpentine. C’est précisément ce que nous nous efforçons d’enseigner. Mais vous voyez où je veux en venir : il est important d’abandonner l’idée qu’il existerait un groupe spécifique d’êtres déchus qui seraient les « serpents » et identifiables par certaines caractéristiques. Ce ne serait pas constructif au regard des enseignements que nous avons donnés dans cette dispensation. Ce ne serait d’ailleurs jamais constructif.
La compréhension plus profonde est que le serpent est un symbole pour un état de conscience particulier qui utilise une forme spécifique de logique pour manipuler les gens. Cette logique fait bien sûr partie de la conscience de dualité, ce qui signifie que tout être déchu possède le potentiel d’utiliser la conscience serpentine. De nombreux êtres déchus l’utilisent de temps en temps. Certains y ont recours délibérément, estimant que, pour tromper une personne ou un groupe précis, la conscience serpentine est plus efficace que d’autres aspects de la conscience de dualité. D’autres l’utilisent inconsciemment. Enfin, il y a êtres déchus qui l’incarnent en permanence. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant qu’on puisse identifier un groupe particulier par des caractéristiques physiques, ni même émotionnelles, mentales ou identitaires.
Comprenez-vous ce que je veux dire ? Pour démasquer les serpents, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. On ne peut pas se dire : « Je veux démasquer les serpents. Je dois d’abord découvrir qui ils sont, d’où ils viennent, comment ils ont commencé et quelles sont leurs caractéristiques. Une fois que je saurai cela, si je peux identifier, par exemple, les Juifs comme tels, alors je pourrai démasquer les serpents. » Mais cela ne vous aidera pas. Il faut changer de perspective et comprendre que la conscience serpentine est un état de conscience. Elle n’est pas exclusive à un groupe spécifique de courants de vie.
Aucun courant de vie n’a été créé comme un serpent. Il a été créé comme un cocréateur et, après sa chute, il peut adopter la conscience serpentine. Il peut y entrer et devenir complètement absorbé dedans, mais il peut aussi s’en détacher. On observe chez les étudiants des dispensations précédentes une tendance à penser qu’un être déchu le restera toujours, voire qu’il a été créé mauvais, que Dieu a créé certains courants de vie comme des serpents ou comme des êtres mauvais. Mais, ce n’est pas le cas. C’est toujours le résultat d’un choix de libre arbitre et, par conséquent, il peut être annulé par un autre choix de libre arbitre.
La division primordiale entre le bien et le mal
La dualité, comme je l’ai dit, englobe de multiples facettes et aspects. Qu’est-ce que la conscience serpentine, précisément ? On ne peut l’expliquer comme un phénomène isolé, car il est nécessaire de comprendre le fonctionnement global de la conscience de dualité. Prenons, à titre symbolique, l’exemple du jardin d’Éden et du fruit défendu de la connaissance du bien et du mal. Le serpent disait : « Vous ne mourrez point si vous mangez du fruit défendu. Vous deviendrez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Mais il ne s’agissait pas là de la conscience serpentine en tant que telle ; le bien et le mal ne constituent pas la conscience serpentine. Le bien et le mal sont le résultat primordial de la conscience de dualité.
Une façon d’expliquer cela est de se référer à la conscience du Christ. Elle est indivisible. Elle est la conscience unificatrice qui unit le Créateur à toutes ses extensions conscientes. Par conséquent, elle ne peut pas être divisée. Si l’on suit les propos de Lanto, en tant que nouveau cocréateur, vous n’avez pas à évaluer vos efforts en fonction d’une simple question de bien ou de mal, de jugement. Car dans la conscience du Christ, il n’existe pas de norme binaire. Seule la dualité peut engendrer une telle norme. C’est le point de départ de la dualité. L’esprit du Christ indivisible est remplacé par un esprit divisé avec deux forces opposées qui vous tirent constamment dans des directions opposées. Nous avons déjà dit que lorsque les êtres déchus sont venus sur Terre, une seule chose leur a suffi pour y semer le chaos : projeter l’idée d’une norme du bien et du mal, du juste et de l’erroné, à laquelle il faut se conformer.
L’élément fondamental de la conscience de dualité réside dans la division en deux. Mais il ne s’agit pas d’une simple division. C’est un jugement de valeur : l’un est bon, l’autre mauvais ; l’un est vrai, l’autre faux. Et il fut, bien sûr, très facile pour les êtres déchus de projeter cela dans la conscience collective, car une fois incarnés, ils commettaient des actes si choquants pour les humains que ces derniers furent aisément persuadés de les considérer comme maléfiques et de se percevoir comme bons, puisqu’ils ne commettaient pas ces actes.
Vous voyez comment les êtres déchus ont, pour ainsi dire, imposé cela à l’humanité. L’aspect fondamental de la dualité réside dans la division en deux polarités opposées, assortie d’un jugement de valeur inhérent et inévitable. Mais comment expliquer que l’on puisse y croire ? Comme je l’ai dit, avant l’arrivée des êtres déchus sur Terre, la notion du bien et du mal, associée à un jugement de valeur, n’existait pas vraiment. Il existait déjà une norme régissant notre société, son fonctionnement, sa vision du monde et les comportements attendus pour être un bon membre de cette société. Une norme existait déjà sur Terre, mais elle n’était pas fondée sur la distinction entre le bien et le mal.
Différence entre norme standard et norme épique
Mais pourquoi les gens sont-ils susceptibles de croire à cela ? Parce qu’ils sont déjà dans une conscience de séparation. Attention, c’est subtil. La propriété fondamentale de la conscience de dualité, comme je l’ai dit, est la division en polarités. Il y a un jugement de valeur, mais il y en a plusieurs. Il y a de nombreuses polarisations. Elles ne sont pas toutes nécessairement bonnes ou mauvaises, justes ou erronées. Elles peuvent être : « Voici ce que signifie être un bon chrétien. Voici notre critère pour être un bon chrétien, et ceci est différent de ce qu’est un bon chrétien. » On peut dire : « Nous nous efforçons d’être de bons chrétiens, nous ne condamnons pas et ne voulons pas tuer ceux qui ont une religion différente. » C’est pourquoi, sur Terre, certaines sociétés ont défini qu’une société harmonieuse fonctionne lorsque chacun trouve sa place et vit dans les limites définies. Il ne s’agissait pas de dire que ceux qui agissent ainsi sont bons et ceux qui ne le font pas sont mauvais. Mais il y avait tout de même une polarisation avec un jugement de valeur.
Il ne s’agissait pas simplement d’une opposition extrême entre le bien et le mal. Les êtres humains avaient déjà une division en polarités fondée sur un certain jugement de valeur. Mais ce qui est apparu avec les êtres déchus, c’est ce que l’on pourrait appeler une norme épique, un jugement de valeur épique opposant le bien absolu au mal absolu. Le bien absolu, c’est Dieu. Le mal absolu, c’est le diable. Or, voyez-vous, comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, dans la dualité, il n’y a pas d’absolu, car tout est relatif. Tout est relatif à vous en tant qu’être séparé. Lorsque vous vous percevez comme un être connecté, tout est relatif à l’esprit du Christ, qui transcende votre propre esprit. Dans la séparation, tout est relatif à votre esprit, à vous en tant qu’être séparé, et aux autres êtres dans la séparation. Par conséquent, dans la séparation, il n’y a pas de réalité à laquelle se raccrocher. Il n’y a que la polarité dualiste opposée. Voilà que les êtres déchus arrivent, et ils s’approprient les normes déjà présentes sur Terre, mais ils projettent désormais une norme absolue. Et cela a de nombreuses conséquences, dont l’une est l’apparition soudaine de cet état d’esprit épique, où la fin justifie les moyens.
L’état d’esprit épique
Avant l’arrivée des êtres déchus, les sociétés s’efforçaient d’imposer leurs normes sociales à tous. Aucune société n’était prête à tuer ceux qui s’y soustrayaient. Après leur arrivée, il est devenu soudainement acceptable de tuer ceux perçus comme mauvais ou représentant le mal. Voici ce qui se passe avec les êtres déchus : comme l’expliquait Lanto, la cocréation sur le premier rayon commence par l’expérimentation. Il n’y a ni norme, ni bien ni mal absolus, seulement une évaluation des conséquences. On peut se dire : « Ces conséquences ne me conviennent pas et je n’en souhaite pas davantage. » Ou encore : « J’ai constaté que l’exercice de mon pouvoir a eu des conséquences pour les autres, et cela me déplaît car je vois que ce n’était pas ce qu’ils souhaitaient. Je ne veux pas nuire à autrui. » C’est une évaluation des conséquences, car on observe ce qui s’est réellement produit.
Mais lorsque vous entrez dans la dualité, vous n’évaluez plus les conséquences en les observant de manière neutre. Vous les évaluez selon une norme construite par l’esprit, une norme dualiste. C’est pourquoi, en étant neutre, vous pouvez dire : « J’ai exercé mon pouvoir, mais cela a nui à autrui. Je ne voulais pas le faire. » En étant dans la dualité, vous pouvez dire : « J’ai exercé mon pouvoir, et cela a tué autrui, mais c’était justifié car ces personnes sont mauvaises, et je travaille pour le bien. » Voyez-vous, il ne s’agit pas d’être aveugle aux conséquences. Il s’agit d’être aveugle au fait que vos actions ont entraîné la mort d’autrui. Mais vous n’évaluez pas cela de manière neutre. Votre esprit est imprégné d’un état d’esprit épique qui justifie de tuer autrui lorsqu’il est mauvais et s’oppose à votre juste cause. Il existe, bien sûr, de nombreuses variantes subtiles de ce phénomène. Je vous présente ici la plus extrême. Mais il existe bien d’autres manières de percevoir soudainement les conséquences pour autrui comme acceptables, justifiables, excusables. Vous pouvez même constater que les conséquences pour vous ne sont pas vraiment négatives. C’est ainsi, c’est nécessaire, ou c’est peut-être même finalement une bonne chose.
Voyez-vous, dans la dualité, il est impossible d’éviter d’évaluer les conséquences de ses actes. Mais on peut biaiser cette évaluation selon une certaine conception du bien et du mal. Autrement dit, on peut minimiser, voire ignorer ou nier complètement les conséquences négatives de ses actions pour les autres ou pour soi-même, car tout cela sert une cause supérieure. « Oui, je suis devenu soldat, combattant pour cet empereur, et j’ai trouvé la mort. Je ne voulais pas mourir, mais comme je défendais cette noble cause, je suis certain d’aller au paradis. » Le déni des conséquences réelles. Où en êtes-vous maintenant ? Au lieu d’observer et d’évaluer neutrement les conséquences de vos actes selon la sagesse du deuxième rayon, vous avez désormais un concept artificiel, une construction, une superposition, un filtre de perception qui s’interpose entre vous et ces conséquences.
Vous avez aussi le fait que, au lieu de considérer vos actions comme de simples expériences menant à certaines conséquences que vous avez évaluées (désirez-vous plus de ceci ou moins de cela ?), vos actions peuvent désormais être bonnes ou mauvaises. Car, bien sûr, si les actions des autres sont mauvaises, les vôtres pourraient potentiellement l’être aussi, et vous pouvez masquer cela en disant : « Non, mais j’appartiens au camp du bien, donc mes actions sont bonnes et ce sont les autres qui appartiennent au camp du mal, leurs actions sont mauvaises », même si vous commettez en réalité les mêmes actions. Ils tuent certains de vos proches, c’est mal. Vous tuez certains des leurs, c’est bien. Voilà ce que permet la dualité. Mais il ne s’agit toujours pas d’un esprit serpentin, car lorsque vous êtes dans cet état d’esprit épique, vous croyez être du côté du bien et, par conséquent, vous ne pouvez rien faire de vraiment mal. En fait, vous ne pourriez rien faire de mal.
L’état d’esprit serpentin
Qu’est-ce que l’état d’esprit serpentin ? C’est lorsqu’une personne utilise un aspect spécifique de la conscience de dualité pour projeter dans votre esprit le doute : et si vous aviez tort ? Vous pourriez avoir tort, et si c’est le cas, vous auriez terriblement tort. C’est cet élément de doute qui constitue l’essence même de la conscience serpentine. Le but de cette conscience, et de ceux qui y sont entrés, est de semer le doute dans votre esprit. Comme je l’ai dit, si l’on considère la population mondiale, on constate le nombre incalculable de conflits, tels que les guerres, où les deux camps étaient convaincus de combattre pour le bien et, par conséquent, de ne pas avoir mal agi en tuant l’ennemi. Mais ce que l’ennemi leur avait fait, c’était le mal. On peut être persuadé d’agir pour le bien, sans le moindre doute.
Ce qui s’est produit à maintes reprises, c’est que des groupes de personnes ont été persuadés par un être déchu, se faisant passer pour un chef, de combattre pour sa cause qu’il définissait comme bonne et d’éliminer l’ennemi qu’il définissait comme mauvais. Ils se sentaient pleinement justifiés, sans le moindre doute quant à la justesse de leurs actions. Mais voilà qu’un autre être déchu, doté de l’état d’esprit serpentin, intervient et leur souffle : « Et si vous aviez tort ? » Car si vous aviez tort, et que vos actes n’étaient pas bons mais véritablement mauvais, vous auriez absolument tort. Ce doute est l’état d’esprit serpentin. Et très, très beaucoup de gens – en fait, je devrais dire tous les êtres humains sur Terre – y ont été exposés, que ce soit dans cette vie ou dans des vies antérieures. Et alors ?
Se conformer aux normes de Dieu
En fait, une fois confronté à ce doute, on est traumatisé. On est pris de panique, sous le choc : « Et si je me trompais complètement ? Et si j’étais mauvais ? C’est insupportable. » Que faire alors ? On se dit : « Je ne veux plus jamais revivre ça. » Vous créez maintenant un moi subconscient destiné à réprimer ce doute, à réprimer tout doute. Pour certains, cela fonctionne un temps, jusqu’à ce qu’ils soient à nouveau confrontés à la logique serpentine qui les pousse à douter. Pour d’autres, cela fonctionne longtemps. Mais quelle en est la conséquence ? Vous êtes bloqués. Vous ne pouvez plus évoluer car vous êtes désormais conditionnés à penser que la croissance comporte le risque de vous tromper et, par conséquent, vous n’osez pas remettre en question vos croyances, votre vision du monde. Or, quel est le fondement même de la croissance ? C’est de réaliser que vous avez cru à une illusion. Vous comprenez que c’est une illusion, et comment peut-on voir une illusion ? Uniquement en percevant la réalité supérieure, la réalité du Christ, qui expose l’illusion. Mais si vous avez peur de reconnaître, ou même d’envisager, que vous n’ayez peut-être pas la vision la plus élevée possible, vous ne pouvez pas vous connecter à l’esprit du Christ. Ainsi, une fois pris au piège de la dualité, le but de l’esprit serpentin est de vous y maintenir indéfiniment. Et il y parvient en projetant sur vous que vos efforts cocréateurs ne sont pas une simple expérience ; ils revêtent une importance épique, car Dieu a établi cette norme épique. Si vous vous y conformez, vous irez au paradis et vivrez éternellement dans le bonheur ; si vous n’y conformez pas, vous irez en enfer et souffrirez pour l’éternité.
Par conséquent, on vous inculque désormais l’idée que vous ne devez pas avoir tort et que, pour éviter d’avoir tort, vous devez vous en tenir à ce que les êtres déchus ont défini comme la vérité absolue. Vous ne pouvez pas remettre en question cette idée. Vous ne pouvez pas envisager : « Et si ce que me disent les êtres déchus n’était qu’une illusion ? » Car qu’est-ce que cela signifierait ? Si vous dites : « J’ai été élevé dans cette religion qui affirme que j’ai été créé pécheur. Si j’admettais que c’était faux, qu’est-ce que cela signifierait ? Eh bien, j’aurais eu tort de croire à cette illusion. Et cela me mettrait en faute aux yeux de Dieu. Et cela entraînerait ma condamnation par Dieu. Je ferais mieux de m’en tenir à la croyance que ce qu’ils me disent est la vérité. »
Perdre son innocence
Voyez-vous le mécanisme ? Lorsque vous êtes innocents, lorsque vous n’avez pas encore été exposés à la conscience déchue ni à l’esprit serpentin, vous expérimentez avec joie et vous évaluez simplement les retours du simulateur de réalité. Et lorsque vous constatez que cela ne vous convient pas, vous changez vos actions, vous modifiez ce que vous projetez, car vous savez que c’est le seul moyen d’obtenir autre chose. Il n’y a pas de jugement du bien et du mal : « J’expérimente, c’est tout. Oh, ça ne me plais pas. Je veux autre chose. » Mais lorsque vous basculez dans la dualité et que vous êtes exposés à l’esprit serpentin, vous pensez que vos expériences, leurs résultats, doivent être évalués selon ce critère. Est-ce bien ou mal ? Est-ce bon ou mauvais ? Est-ce juste ou erronée ? Et si vous avez fait quelque chose de mauvais, vous seriez absolument coupables et condamnés par Dieu à une éternité de souffrances en enfer. Comment pouvez-vous alors évaluer neutrement les conséquences de vos expériences ? Comment pouvez-vous même les considérer comme une expérience ? C’est tout ou rien. C’est le paradis ou l’enfer.
Expérimentation de la séparation
Mais voici le point encore plus subtil. Car même si l’histoire du jardin d’Éden est une allégorie, une illustration, et ne doit pas être prise au pied de la lettre, elle recèle une part de vérité. En un sens, comme nous l’avons expliqué, au début, en tant que nouveaux cocréateurs, vous évoluez dans un environnement d’expérimentation innocente. Vous n’êtes pas exposés à la conscience déchue ni même à la dualité. Mais à mesure que vous mûrissez, que votre sens du soi s’élargit, passant d’une conscience localisée pointue à une conscience plus globale, vous aurez besoin d’expérimenter les possibilités du libre arbitre et de l’esprit, et donc d’expérimenter la conscience de dualité.
Pourquoi ? Comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, parce que vous avez deux options pour exercer votre libre arbitre. Vous pouvez vous percevoir comme un être connecté ou comme un être séparé. Il est nécessaire d’expérimenter la séparation pour en comprendre la nature, car pour ascensionner, vous devez renoncer à expérimenter le libre arbitre en tant qu’être séparé, et cela ne peut se faire que consciemment. Vous devez connaître et saisir ce que sont la séparation et la dualité afin d’y renoncer et d’exercer votre libre arbitre uniquement en tant qu’être connecté. C’est la différence entre un maître ascensionné et un être non ascensionné. Le maître ascensionné renonce volontairement et librement au désir d’expérimenter le libre arbitre en tant qu’être séparé, de se percevoir comme tel. C’est pourquoi un maître ascensionné, une fois ascensionné, ne peut pas chuter. C’est pourquoi un être au ciel ne peut pas chuter. Un ange au ciel ne peut pas chuter, si par ciel vous entendez le royaume ascensionné. C’est ce qui manquait à tous les enseignements précédents des maîtres ascensionnés concernant les anges déchus ou les êtres déchus : l’explication de la façon dont un ange au ciel peut chuter, alors qu’il s’agissait d’un être dans une sphère non ascensionnée.
Définir la réalité au lieu de la découvrir
Il vous faut expérimenter la conscience de dualité. Que faites-vous dans cet état de dualité ? Vous définissez le bien et le mal, le juste et l’erroné, selon votre propre esprit, au lieu d’adopter l’esprit du Christ comme cadre de référence. Lorsque vous vous percevez comme un être connecté, vous ne définissez plus le réel et l’irréel. Vous découvrez des niveaux de réalité toujours plus profonds, mais dans l’esprit séparé, dans la dualité, vous définissez le réel et l’irréel, le bien et le mal, vos désirs et vos aversions, en vous basant sur une vision de vous-mêmes comme un être séparé.
On peut dire qu’il existe des êtres, des êtres déchus, qui ont pénétré l’esprit serpentin et qui cherchent à vous tromper. Oui, mais êtes-vous entrés dans la dualité et y êtes-vous restés piégés à cause de ces êtres déchus ?
Eh bien, oui, si vous êtes un des habitants originels de la Terre ou un avatar venu d’une planète naturelle après l’arrivée des êtres déchus, vous avez été exposés à ces êtres. Mais revenons un instant sur ce que nous vous avons expliqué. Dans les trois premières sphères, aucun être n’était tombé. Les êtres de ces sphères ont dû expérimenter la conscience de dualité pour ascensionner. Dans la quatrième sphère, ceux qui sont tombés l’ont fait sans avoir été exposés à d’autres êtres déchus. Alors, pourquoi les êtres des trois premières sphères ne sont-ils pas tombés ? Et pourquoi ceux de la quatrième sphère sont-ils tombés ? Il est facile de dire : « Je suis tombé parce que les êtres déchus m’ont trompé. » Mais ce n’est pas toute l’histoire. Si vous pensez que les êtres déchus vous ont piégé dans la dualité, comment vous en libérerez-vous tant que vous serez sur Terre, parmi eux ? Comment aurions-nous pu quitter la Terre ? Nous avons tous été dupés par les êtres déchus.
L’explication réside dans la nécessité de comprendre que l’esprit serpentin, la conscience déchue, la conscience de dualité, ne provient pas de l’extérieur. Il s’agit d’un élément inhérent à votre propre esprit. Vous pouvez y être exposés par une source extérieure, certes, mais vous devez néanmoins composer avec lui au sein de votre propre esprit, car il vous faut expérimenter avec la conscience qui affirme : « Je peux définir le réel et l’irréel au lieu de les découvrir. Au lieu de poursuivre ma quête pour comprendre le fonctionnement de la création du Créateur, je peux accéder à cet état de conscience où j’expérimente la définition de ma propre vision du monde. »
Est-ce mal de tomber ?
Cela fait partie intégrante de la croissance. Ceux des trois premières sphères ont fait de même. Ils ont également expérimenté la dualité, en partie parce que les sphères étaient moins denses, mais aussi parce qu’ils privilégiaient le maintien de leur connexion à l’esprit du Christ. Ils n’ont pas chuté. Ils ne sont pas entrés dans la dualité et ne s’y sont pas retrouvés piégés. Mais dans la quatrième sphère, certains êtres se sont retrouvés piégés dans la dualité, et c’est pourquoi, lors de l’ascension de cette sphère, ils sont retombés dans la suivante.
Ce que je veux dire, c’est que nous tous, tous ceux qui avons commencé comme des êtres conscients de soi, devons expérimenter à la fois un esprit connecté et un esprit séparé. Voici la prochaine question : est-il mal de s’enfoncer si profondément dans la séparation qu’on s’y retrouve piégé ? Est-ce mal ? Les êtres déchus qui sont tombés dans la quatrième sphère, était-ce mal de chuter ? Ont-ils commis une faute ?
Ils ont simplement expérimenté les possibilités du libre arbitre et de l’esprit conceptuel. Ils ont simplement expérimenté. Il n’était pas mal de s’aventurer dans la dualité. Il n’était pas mal de tomber dans la quatrième sphère, la cinquième, la sixième. L’esprit du Christ ne contient pas les concepts de bien et de mal, de juste et d’injuste. Ils ne peuvent exister que dans la dualité. Pourquoi n’était-il pas mal de s’aventurer dans la dualité ? Parce qu’on y entre par des choix et qu’aucun choix ne peut suspendre la possibilité d’en faire un autre. À tout moment, quelle que soit la durée de son séjour dans la dualité, on peut s’éveiller et décider d’entamer le processus de sortie de la dualité en résolvant ou en dissolvant un moi séparé à la fois.
Il n’y a rien de mal à cela, mais les êtres déchus ont raisonné comme si c’était mal. Pourtant, ils n’ont pas reconnu être à l’origine de ce choix. Ils ont projeté la responsabilité de leur chute sur Dieu et les maîtres ascensionnés. Par conséquent, tant qu’ils refuseront d’admettre que leur état actuel est le fruit de leurs propres choix et qu’ils ne peuvent s’en sortir qu’en faisant de nouveaux choix, ils devront continuer à clamer leur innocence. Ils cherchent à entraîner toute la population terrestre dans leur adhésion à l’idéologie ou à la religion qu’ils définissent. Afin d’imposer leur vision du monde et d’empêcher toute remise en question ou toute prise de distance, ils utilisent leur esprit serpentin pour semer le doute.
Croire aux illusions n’est pas un tort
Voyez-vous, voici votre situation. Imaginez que vous ayez grandi dans la religion chrétienne et que vous ayez cru être pécheurs. Vous découvrez maintenant les enseignements des maîtres ascensionnés que nous donnons dans cette dispensation, et vous réalisez que c’est complètement faux. Ce n’était qu’un mensonge avec lequel on vous a élevé. Mais vous y avez vraiment cru. Cela signifie-t-il que vous aviez tort d’y croire ? Vous comprenez ce que je veux dire et vous n’êtes plus prisonniers de cette croyance, mais beaucoup de catholiques et de chrétiens le sont encore. Pourquoi ne remettent-ils pas en question leur conviction d’être pécheurs ? Pourquoi, en découvrant ces enseignements, s’exclament-ils : « Oh, cela vient du diable » ? Parce qu’ils ont peur d’admettre qu’ils ont pu se tromper. Vous avez la possibilité de réaliser que vous avez peut-être été élevés avec de fausses croyances. Mais reconnaissez-vous vraiment que vous n’aviez pas tort d’avoir ces croyances ?
Avez-vous vraiment intégré l’enseignement que nous dispensons depuis tant d’années, à savoir que le cœur de votre être est votre Soi conscient, et que ce dernier est insensible à tout ce qui vous est arrivé sur Terre ? Il l’est, l’a toujours été et le sera toujours, jusqu’à sa réunion avec la Présence JE SUIS, la conscience pure et neutre. C’est comme l’eau. On peut frapper l’eau avec un marteau, et cela peut provoquer une grande éclaboussure, mais ensuite l’eau se calme et redevient plate. Il en va de même pour votre Soi conscient. Il peut y avoir une éclaboussure lorsque vous êtes exposés à quelque chose sur Terre, mais une fois que vous vous connectez à qui vous êtes, tout est intact. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que votre Soi conscient ne peut jamais avoir tort. Quoi que vous ayez fait ou non sur Terre, vous n’avez pas tort. Ce que vous avez fait n’était qu’une expérience qui a abouti à un résultat particulier. Vous avez projeté le contenu de vos corps identitaire, mental et émotionnel sur la lumière Mater. C’est la définition même d’une expérience.
Si le reflet du miroir cosmique vous déplaît, il n’y a qu’un seul moyen de le changer : modifier ce que vous projetez. Mais pour ce faire, vous devez accepter de vous regarder en face et de reconnaître : « J’ai projeté à travers un filtre de perception fondé sur une illusion. » Vous devez ensuite vous tourner vers la conscience du Christ pour dépasser cette illusion, laisser le moi mourir et vous libérer, retrouver votre véritable nature consciente et neutre. Comment y parvenir ? Tout d’abord, vous devez accepter, dans votre esprit extérieur, la possibilité d’avoir cru à une illusion, puis remettre en question le mensonge insidieux qui vous fait croire que vous avez tort. Car quel est l’effet de ce mensonge ? Il vous fait croire, à tort, que c’est la conscience du Christ qui définit le bien et le mal. Ainsi, si vous vous tournez vers la conscience du Christ et demandez au Christ de révéler votre illusion, il verra que vous aviez tort. Mieux vaut continuer à se cacher de l’esprit du Christ, afin de ne pas avoir à affronter sa condamnation. Voyez-vous ce que cherche à faire l’esprit serpentin ? Il veut vous empêcher d’atteindre la seule chose qui puisse vous libérer de la dualité : l’esprit du Christ.
Projections du doute dans votre esprit
Combien de fois avons-nous répété qu’il n’existe aucune norme dans l’esprit du Christ ? L’avez-vous vraiment compris ? Avez-vous vraiment admis que si vous avez des doutes à ce sujet, si vous n’y croyez pas, si vous vous y opposez, cela provient de vos propres désirs. Cela ne provient pas de l’esprit du Christ. Si vous avez fait l’expérience de l’esprit du Christ, vous avez expérimenté cette réalité : il n’y a pas de condamnation dans l’esprit du Christ. Il n’y a que l’amour et l’acceptation inconditionnels. Si vous ne l’avez pas expérimentée, alors votre esprit serpentin a infiltré votre conscience.
Pourquoi n’en avez-vous pas fait l’expérience ? Parce que vous n’avez pas osé vous y ouvrir, parce que le doute, insidieusement semé par le serpent, par l’esprit serpentin, par la logique serpentine, persiste. Ce doute s’oppose à ce que je dis, cherche à le réfuter, à le justifier par telle ou telle raison. Si vous percevez cette argumentation, cette projection, en vous, il s’agit de l’esprit serpentin, peut-être même d’êtres déchus qui, au sein de cet esprit, se prennent pour vous. Leur but est de vous empêcher d’atteindre l’unité christique. Ils ne peuvent vous affecter que parce que votre subconscient y croit, parce qu’il est fondé sur cette illusion.
Abandonner la séparation et accepter l’unité
Comprenez-vous pourquoi on parle de cercle vicieux ? La seule issue à votre état d’esprit actuel est d’atteindre l’esprit du Christ, mais l’esprit serpentin fait tout son possible, par sa logique serpentine, pour vous en empêcher, vous faisant croire désespérément qu’il existe un autre chemin vers le salut, vers le paradis. Mais il n’y a pas d’autre voie. Il n’y a qu’un seul chemin vers l’unité, l’Esprit Un, l’Esprit indivisible et indivisible. Comment pourriez-vous autrement retrouver l’unité ? Il vous suffit d’abandonner la séparation. L’unité est la réalité originelle, la réalité profonde, l’unique réalité. La séparation est une illusion. Vous n’avez rien à faire dans votre esprit séparé, par son intermédiaire, pour retrouver l’unité. Il vous suffit d’abandonner la séparation et d’accepter l’unité. Mais votre esprit serpentin, votre logique serpentine, fera tout ce qu’il peut imaginer – et il peut en imaginer beaucoup – pour vous empêcher de reconnaître cette simple vérité.
Ce n’est pas l’esprit du Christ qui vous empêche d’entrer au ciel, au royaume de Dieu. C’est l’esprit dualiste, l’esprit serpentin, l’esprit séparé qui vous empêche d’accepter votre dignité d’être au ciel. Vous avez été créés dignes. Vous n’avez pas été créés pécheurs. Vous avez été créés comme cocréateurs, comme une extension de l’être de Dieu. Comment une extension de l’être de Dieu pourrait-elle être indigne d’être dans le royaume de Dieu ? Mais voyez-vous, vous devez choisir d’être dans le royaume et, pour faire ce choix conscient d’ascension, vous devez expérimenter ce que signifie être en dehors du royaume. Vous devez réaliser que vous venez d’expérimenter cela. Vous avez expérimenté cela pendant longtemps. Vous en avez assez et, par conséquent, vous n’avez rien à faire pour vous qualifier. Vous devez cesser d’agir par le biais de l’esprit séparé et simplement accepter que vous êtes qualifié par qui vous êtes. Voyez-vous combien de personnes spirituelles, combien de personnes religieuses sont piégées ? Elles ont le sentiment de souffrir, d’être en dehors du royaume, d’être séparées. Mais ils sont séparés par la dualité. Ils ne le sont pas réellement, mais seulement par illusion. Pourtant, ils pensent, à partir de cette mentalité duale, devoir définir un chemin de retour à l’unité. Vous cherchez à surmonter un problème créé par la conscience de dualité en empruntant une voie vers le paradis définie par cette même conscience. C’est impossible. Personne n’y est jamais parvenu et personne n’y parviendra jamais.
Le pouvoir du lâcher-prise
Voici donc la perspective générale sur les serpents. Mais il existe, bien sûr, de nombreux autres aspects de la conscience serpentine qui peuvent vous maintenir prisonnier de diverses croyances vous empêchant d’atteindre l’acceptation finale. Vous pourriez vous demander : « Si j’ai vécu dans la dualité pendant de nombreuses vies, si j’ai passé de nombreuses vies sur Terre, exposé à ces traumatismes et créé tous ces moi subconscients, puis-je simplement accepter maintenant d’être dans le royaume ? » Non, vous ne le pouvez pas, car vous devez résoudre ces moi. C’est pourquoi il est essentiel de comprendre d’autres aspects de la logique serpentine et de l’état d’esprit serpentin, que nous aborderons plus en détail dans les prochaines dictées. Mais je souhaitais d’abord vous présenter cette vue d’ensemble, car elle permet de replacer tout le reste dans son contexte.
La magie de l’enseignement que nous dispensons sur le moi subconscient réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire de se soumettre aux exigences du moi pour le dépasser. Il suffit de percevoir l’illusion et de se libérer de tout ce que le moi vous imposait. Une fois cela compris, c’est de la pure magie. Les serpents sont impuissants face à cela. Ils ne peuvent plus vous tromper une fois que vous avez saisi le pouvoir du lâcher-prise, de l’abandon. Mais ils feront, bien sûr, tout leur possible pour vous empêcher d’y parvenir, et ce sera notre prochaine tâche : dévoiler une partie de ces mensonges. Nous ne pouvons pas tout dévoiler, car ils sont presque illimités. Un mensonge en entraîne un autre, et ainsi de suite. C’est un peu comme une goutte d’eau qui, en frappant une surface dure, se fragmente en de multiples gouttes. Les mensonges se multiplient sans cesse. Mais au moins, une fois que vous aurez acquis une certaine compréhension de la dynamique de la conscience de dualité et de la conscience serpentine, vous pourrez commencer à démêler comment vous avez été personnellement affectés par ces mensonges. Car, bien sûr, ce sera différent pour chacun d’entre vous.
Nous nous réjouissons de vous transmettre davantage d’enseignements à ce sujet. Pour l’instant, je vous remercie de votre attention et de votre patience face à ce long discours. En l’étudiant et en l’intégrant, vous constaterez qu’il vous aidera à atteindre le moment où vous pourrez simplement accepter votre dignité intrinsèque d’appartenir au Royaume de votre Père.
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© Noël Wan pour la traduction française
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